Selon le ministère de la Culture ukrainien, à la fin du mois de septembre 2026, l’agression russe en Ukraine avait entraîné des dégâts sur 2 161 sites du patrimoine culturel et 2 665 établissements culturels. Rien qu’au cours du mois de septembre, 26 sites du patrimoine culturel et de 25 établissements culturels abîmés sont venus s’ajouter à ces chiffres.
Les bombardements russes ont également causé des pertes considérables au secteur ukrainien du livre. Rien qu’au cours de l’été 2026, plus de 13 millions de livres ont été détruits, pour une valeur totale supérieure à 1,75 milliard de hryvnias. Depuis le début de la guerre à grande échelle, la Russie a attaqué au moins 21 fois des imprimeries, des maisons d’édition, des entrepôts de livres et des librairies.
Parmi les monuments du patrimoine culturel endommagés, 194 revêtent une importance nationale, 1 769 une importance locale, et 198 font partie des sites dont les atteintes n’ont été que récemment répertoriées. C’est dans la région de Donetsk que le plus grand nombre de cas a été enregistré (369), suivie de celles de Kharkiv (355), de Kherson (305), de Kyiv (285) et d’Odesa (212).
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En septembre, de nouveaux dommages au patrimoine culturel causés par les attaques russes ont été constatés dans les régions de Dnipropetrovsk, Zaporijjia, Kirovohrad, Mykolaïv, Soumy, Kherson ainsi que dans la capitale. Dans les régions de Donetsk, Zaporijjia et Kherson, des sites qui avaient déjà été endommagés ont de nouveau été touchés.
L’état des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que celui des territoires qui les entourent, suscite une inquiétude particulière. En septembre, le bâtiment de la Consistoire, qui fait partie de l’ensemble de la cathédrale Sainte-Sophie, a été endommagé, tout comme plusieurs sites situés dans sa zone tampon.
La vice-Première ministre ukrainienne chargée de la politique humanitaire — ministre de la Culture de l’Ukraine, Tetyana Berezhna, a souligné que la Russie attaquait systématiquement des localités ukrainiennes, causant des dommages au patrimoine culturel et aux infrastructures. Il est indispensable de documenter ces crimes afin de pouvoir, à l’avenir, demander des comptes à la Russie, dit-elle également. Parallèlement, les autorités ukrainiennes s’efforcent de préserver les monuments et les collections muséales qui restent menacés.
Au total, l’agression russe a endommagé 2 665 établissements culturels ukrainiens, dont 571 ont été entièrement détruits, soit 21,4% du nombre total des établissements touchés.
362 collectivités territoriales ukrainiennes ont par ailleurs subi des pertes.
Les établissements de loisirs constituent la catégorie la plus nombreuse parmi les structures endommagées, avec 1 327 sites. Ce sont aussi 917 bibliothèques, 197 établissements d’enseignement artistique, 140 musées et galeries, ainsi que 57 théâtres, cinémas et salles de concert qui ont été touchés. La liste des sites endommagés comprend également neuf réserves naturelles, 14 parcs et zoos, trois cirques et un studio de cinéma à Kyiv.
C’est dans les régions de Donetsk, de Kharkiv, de Kherson, de Soumy, de Kyiv et de Zaporijia que l’infrastructure culturelle a subi les pertes les plus importantes.
Le ministère de la Culture d’Ukraine recueille des données statistiques à partir des informations fournies par les administrations militaires régionales et celle de la ville de Kyiv, et par les institutions culturelles publiques, prenant en compte les dégâts récents mais aussi les recensements de dégâts plus tardifs. Mais il demeure toujours difficile de déterminer l’ampleur exacte des pertes sur les territoires temporairement occupés. En septembre 2026, la quasi-totalité de la région de Luhansk, ainsi que des parties importantes des régions de Zaporijjia, de Donetsk et de Kherson, restaient sous occupation temporaire, ce qui complique évidemment le recensement complet des dégâts et des sites détruits.


